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21/06/2016



 

 

 

 

 

 

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COMMUNIQUE DE PRESSE

 

 

Avec “Bringr”, bpost  donne le mauvais exemple

 

Ce week-end, bpost a annoncé qu’il lancerait un service alternatif de livraison de colis, appelé Bringr.  ‘Tout le monde livreur de colis’, voilà le tout dernier slogan. Des particuliers remplaceront les postiers pour une partie limitée du marché des colis, mais qu’arrivera-t-il si Bpost étend ce service à tous les colis ?

 

Economie collaborative : pas de problème

 

Non, ce n’est pas l’économie collaborative qui pose problème. Toutefois, un problème surgit quand il s’agit d’entreprises qui développent toutes sortes d’initiatives qui ne profitent principalement qu’à elles seules et non au citoyen désireux de se faire quelques à-côtés. C’est souvent de cette manière que des services existants, rendus par des professionnels, sont éjectés du marché. Frank Moreels : “Sous le nom d’économie de partage, des entreprises veulent gonfler encore plus leurs profits et, si la possibilité se présente, remplacer du personnel ‘difficile’, créant ainsi de nombreux emplois précaires. Car soyons clairs : souvent, les particuliers qui travaillent dans l’économie collaborative, n’ont pas d’autre choix.”

 

Les professionnels mis sur la touche

 

L’économie de partage est la baguette magique pour gommer des emplois. Et voilà qu’une entreprise publique a décidé elle aussi d’utiliser ce moyen. Les postiers sont mis sur la touche et remplacés par un particulier qui ne se constitue pas de droits sociaux. Ce genre de systèmes devient possible par les « statuts ubérisés » approuvés récemment par le gouvernement fédéral. Pour les grandes entreprises, ces statuts ouvrent des portes restées fermées jusqu’ici. Des initiatives du genre « Bringer » aboutissent à des contrats « zéro heure » : on vous appelle quand on a besoin de vous pour exécuter un petit boulot. Sans que vous ayez le moindre droit.

 

L’Etat organise lui-même des contrats “zéro heure” …

 

Bpost a beau être une société cotée en bourse, jusqu’à nouvel ordre, l’Etat belge est et reste l’actionnaire principal avec 50,01 % des actions. Frank Moreels, président de l’UBT : “Avec Bringr, l’Etat déstabilise le marché du travail en organisant des contrats “zéro heure”. L’UBT appelle par conséquent les autorités à bien réfléchir aux conséquences !”.

 

Bientôt une concurrence déloyale pour les services de courrier ?

 

Bpost applique maintenant ce qu’UBER a déjà fait : confier l’exécution de tâches à des tiers, plus flexibles et meilleur marché, sans qu’ils se constituent le moindre droit. On est en droit de se demander combien de temps il faudra attendre avant que bpost n’utilise “Bringer” pour tous les types de colis, et pas uniquement ceux appartenant à des particuliers. Inutile de dire que cela constituerait une attaque frontale contre l’emploi dans les services de courrier.

 

Pour plus d’informations : John Reynaert, adjoint au secrétaire fédéral,  john.reynaert@ubt-fgtb.be,  0474/25.49.85

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