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La taxe kilométrique poids lourds : l'UBT - FGTB craint des impacts négatifs pour le secteur transport-logistique

 

COMMUNIQUE DE PRESSE DU 04/11/2013

 

 

Les Gouvernements de Wallonie, Flandre et Bruxelles ont adopté une taxe au kilomètre pour les poids lourds de + de 3,5 tonnes dès 2016.

Cette tarification nommée VIAPASS sera introduite à partir de 2016.

L’UBT-FGTB craint des impacts négatifs sur la compétitivité

Selon certains, un tel péage (redevance ou taxe au kilomètre parcouru) se traduira en une utilisation plus intelligente des moyens et modes de transport résultant en une amélioration de la mobilité (voir les exemples en Suisse, à Stockholm et à Londres). En outre, des taux variables, basés sur le facteur polluant, pourraient encourager l'utilisation de véhicules plus respectueux de l'environnement. Un argument important en faveur, c'est que les camions nationaux, comme étrangers contribuent au financement (y compris les caboteurs et les transports de transit international). La Belgique est une région de transit par excellence.

Les adversaires soulignent que la concurrence sera perturbée si la taxe n'est introduite que dans une seule région. Ils soulignent également le détournement éventuel de transport vers les routes "gratuites" si le prélèvement est limité aux autoroutes ou à certains trajets. Une partie du transport de marchandises risque de se déplacer sur les routes secondaires (comme en Allemagne) engendrant des dommages à ces routes et aux infrastructures urbaines.

S'en prendre uniquement au poids lourds ne résout rien. En effet, un péage routier uniquement pour camions ne résout pas le problème de congestion aux heures de pointe. Après tout, non seulement les camions polluent l'environnement, tous les trafics routiers le font : également les bus, camionnettes, voitures, courriers, etc. De plus, les embouteillages sont principalement causés par la navette (voir heures de pointe matin et soir)

Introduire une taxe au kilomètre dans un seul pays est inacceptable

Il est préférable de la cadrer au niveau européen (collaboration, systèmes compatibles). Déjà aujourd'hui, les différences entre les redevances et taxes appliquées par les Etats membres sont considérables et faussent donc la concurrence.

Les risques sont légion: intensification de la concurrence déloyale, délocalisation d’entreprises, perte d’emplois, intensification du dumping social, la dégradation des conditions de travail, augmentation de systèmes visant à contourner des règlementations en matière de travail, de circulation routière et de prélèvement de la taxation, répercussion du coût global de transport sur le panier de la ménagère.

Le coût financier doit en tout cas être récupéré via les prix. Il ne peut aucunement être compensé par une attaque aux conditions de travail et de salaire des conducteurs, ni à leur emploi (en les remplaçant par exemple par davantage de chauffeurs de l'Europe de l'Est).

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